Le talentueux MC et graphiste, Grems aka Supermicro a recueilli tous ses travaux dans un livre publié par Edition Populaire. Le teaser ci-dessous décrit bien l'univers fantasque et coloré de ce créateur permanent (que ce soit en musique ou en illustration). Le bouquin est sorti mi-décembre en librairies (FNAC entre autres).
"Broken Billy" sera le nouvel album de Grems et sortira le 25 octobre. Je viens d'avoir une énorme bonne surprise avec un nouveau morceau, "Dimanche", qui sera extrait de son prochain opus. Le son est fat (production de NT4000 et Jonn 9000) et annonce du lourd pour la suite de "Sea, sex & Grems".
En ces périodes où l'atmosphère est grise et brumeuse, de crise douteuse, quoi de mieux qu'un petit tour fluvial sur Seine et en scène au Batofar, avec une soirée rap/électro haute en couleur et survoltée qui a eu lieu mercredi dernier dans ladite péniche.
Une soirée intitulée Hip Hop pour les nuls et dont la line-up fut des plus explosives et loin d'être nulle, représentative de l'innovation dans le rap français.
Frer 200, Le Jouage, Cyanure, James Delleck, Vincent Drapo et quelques very special guests que vous découvrirez tout au long de ce report.
La soirée commence sous de bons auspices puisque c'est Dj Vincent Drapo qui démarre le warm up et mixera sur un ghetto blaser géant (je veux le même!). Malgré une effervescence absente dans le public encore peu nombreux, Drapo n'hésite pas à mixer plusieurs tracks électro funky, groovy et décapants. Normal, c'est à la base le Dj du groupe Rouge à Lèvres, spécialiste du Deepkho. Des saturations, des beats lourds, de la bounce attitude, une bonne sélection qui se finalisera avec quelques morceaux de Rouge à lèvres.
Pendant le warm up, on voit déjà débarquer dans le public les emcees de Frer 200 qui jouent juste après. Drapo reste sur place et restera le Dj officiel de la soirée. Les Frer débarquent mic à la main prêts à ambiancer et faire danser le Batofar.
Gystere, Kombo et Fibo, accompagnés de charmantes choristes déguisées en policières coquines, démarrent leur set avec Ce Mec, titre hilarant issu de leur second album Andromède. Dès le départ, Frer 200 annonce la couleur: ce sera en mode festif, coloré, drôle, sex, love and money.
Sur des beats lourds américanisés dirty south teintés d'électro, ils enchaînent les anciens morceaux mais envoient également de la nouveauté liée à leur prochain album "Action Vérité" bientôt dans les bacs. Quelques invités de qualité ont assaisonné leur set: Greg Frite, le guitariste Mika Luna et Thomas Ngijol en personne pour le titre La Crise dont le clip buzze pas mal sur la blogosphère.
Après un jeté de billets estampillés Frer 200 et l'invasion de la scène par les filles, le groupe termine tranquillement sous les ovations du public déjà plus nombreux et réactif, plus infiltré par des invités de marque.
Petite pause où l'on en profite pour rire avec Mr Ngijol et discuter avec Greg Frite, grand fan de Frehel, qui nous explique ses futurs projets et collaborations (le nom de Féfé aurait été évoqué...).
Arrivent ensuite les anciens du Klub des 7, ou encore d'ATK, mais avec de nouveaux projets et nouveaux morceaux. Et Drapo toujours aux platines.
Le Jouage démarre avec son flow d'une nonchalance inimitable et imbattable. On aperçoit déjà dans le backstage James Delleck qui débarque ensuite sous les cris de folie du public se déchaînant de plus en plus.
Le Jouage, Delleck, on se délecte déjà. Quelques morceaux des albums de James, des morceaux solo du Jouage qui sortira le mois prochain une mixtape intitulée "Tiptape", l'ambiance est à son paroxysme, lorsque notamment débarque cet éminent et ancien membre d'ATK, Cyanure, dont la rapidité du flow pourrait faire pâlir les Twista et Eminem du genre. Rap, électro, rock'n'roll, on commence à jumper dans le public.
Sans doute que James s'est dit que le show manquait de guests, il entame alors le morceau Gérard de Roubaix, extrait de son dernier album Le cri du papillon, qui, se moquant du Gérard gagnant au grattage du millionnaire, attire naturellement les foudres de Gérard Baste des Svinkels qui les rejoint sur scène.
L'équipe est presque au complet et nous envoie de la chanson/rap/punk qui suinte le rire, le scandale et un brin de décalage. Aux platines, Drapo qui s'amuse et se lâche, notamment sur un nouveau morceau de Delleck, T'as pas de Papa, qui part en pogo anarchique.
Le set se termine par l'arrivée d'un autre guest que l'on ne présente plus: Grems chauffe une dernière fois le public, insulte son ami Drapo comme à l'accoutumée et fait une brève démonstration de ses talents de emcee deepkho avant de clôturer le show en matraquant amicalement Vincent.
Faute de temps, pas de rappel, la salle est rapidement évacuée, mais notre tête bien retournée!
Un vent de fraîcheur s'est abattu il y a quelques semaines sur le hip hop français et il nous vient du crew de Grems, Deephop Panel. Avec leur EP, "Comme chez oit", Bunk et Faktiss posent les premières pierres de leur style éclectique et de leur vision du rap ... vision que je vais m'empresser de vous faire partager.
Jubox: Bonjour à tous les deux. Avant de commencer, petite introduction pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas : pouvez-vous vous présenter ?Bunk : Nous sommes Bunk & Faktiss, on fait du rap sous le soleil de Montpellier. Nous nous connaissons depuis environ 2 ans et venons donc de sortir notre premier 8 titres "Comme chez oit!!!" sur le label Deephop panel.
J: Dans l'EP "Comme chez oit", on ressent dans les morceaux de nombreuses influences (jazz, funk, electro). Comment s'est construit votre culture rap et culture musicale en général ?B : Perso, j'écoute du rap depuis le collège, 1996. IAM, NTM...Rap kainri de NY: WU, Pete Rock... Un commencement plutôt banal pour quelqu'un de mon âge. Quelques années plus tard, j'ai découvert le rap spé: toute l'équipe de Def Jux, Antipop Consortium, Anticon et en France, La Caution, Triptik, ATK ... Aujourd'hui, j'écoute de plus en plus d'électro ou de techno et toujours autant de rap, un peu de Dirty, je réécoute des truc à l'ancienne. En fait, comme je travaille dans une radio (Radio Clapas 93.5), j'écoute vraiment de tout !!! Mon daron est un gros collectionneur de disques et un gros fan de jazz. En réalité, c'est à lui que je dois la plupart de mes premières influences ainsi que sa diversité.
Faktiss : Pour ma part je ne pense pas être quelqu'un qui s'y connait beaucoup dans la musique. La preuve, j'apprends tous les jours de nouveaux noms ou de nouveaux rappeurs,tout ça parce que je me suis intéressé a la musique tard, c'est un des avantages a travailler avec Bunk c'est que sa culture musicale est plus vaste. J'écoute de tout et m'inspire de ce qui me marque le plus, ça peut allez de la variété française au reggae en passant par le jazz , electro ... Mes principales influences sont surtout Disiz la Peste , Lupe Fiasco , Mickael Jackson (c'est grâce a lui que je me suis intéressé a la musique ), Jay-Z.
J: Comment s'organise le duo ? Plutôt Bunk à la prod et Faktiss pour le flow (bien que vous rappez tous les deux) ?
F : L'ordre en général des choses, c'est, on écoute les prods qu'on reçoit puis si jamais ça nous plaît, on le fait (comme tout le monde quoi) , Bunk n'est pas souvent à la prod même si ça arrive que des fois, il nous sort des petits trucs bien sympa.
B : Oui, nous rappons tous les deux et je ne fais quasiment aucune prod :) J'en ai fait beaucoup à une époque et je me remets à en faire, mais sur le EP, j'ai seulement participé à une seule prod.
J: Qui a principalement bossé sur la production de l'album ?F: C'est un amie de Bunk qui s'appelle Hentitan qui a produit pas mal de prod sur l'EP, avec Monki B ( "Kicker le beat"), Nt4 ("Sec ma gueule") , Altarba et Night Drugs ("Dans la ville").
B: En ce qui concerne la production dans le sens de produire le disque, c'est essentiellement moi qui est pris les choses en main et en porte monnaie :)
J: Comment avez-vous rencontré Grems ? C'est lui qui est venu pour vous signer ou vous qui avez tapé à la bonne porte au bon moment ?B : J'ai rencontré Grems après que ce fou soit venu jouer à Montpellier. Je lui ai proposé une interview pour la radio dans laquelle je bossais, on est devenu pote, je lui ai proposé de refaire un concert, c'était très frais... Il a suivi peu à peu l'évolution et la création du groupe.Il m'a pas mal conseillé quand à l'élaboration du projet. Une fois bien avancé, il nous proposé la couv', la distrib' en digital puis une affiliation au crew. En fait, tout s'est fait avec beaucoup de respect et de déontologie, sans précipitation. Le projet a réellement muri grâce à Faktiss et à moi et maintenant, le kif et la propulsion se fait chez Deephop panel.
F : Pour ma part j'ai rencontré Grems grâce a Bunk, lors de ma première scène et de ma première scène avec Bunk , d'ailleurs en passant, je le trouvais super bizarre au début ... :p. Nous avons fait notre projet de notre côté sans rien demander en fait , puis a la fin, Grems est venu écouter ce qu'on a fait et nous a proposé de rejoindre Deephop Panel.
J: Maintenant que l'EP est sorti, préparez-vous déjà l’album ?F : Nous ne préparons pas d'album , mais on va préparer plein de mixtapes avec Deephop, on améliore nos lives , puis 2 autres Mc sont avec nous maintenant d'ailleurs ... 2 Mc qui font super mal : Jiddy Vibzz et Spaaz (ils sont super dangereux).
(ndlr: on peut les voir dans le clip du remix de "Sec ma gueule" et Spaaz nous pose même un couplet)
J: Bunk et Faktiss devient Bunk & Faktiss & Jiddy Vibzz & Spaaz ou vous allez simplifier le nom ? ;)F: Lool , bein on est en train de réfléchir au nom mais on a le temps devant nous encore :D
B: Nous allons continuer à promouvoir notre disque sous le nom de Bunk et Faktiss. Sur les prochains projets (qui sont des compils), tous les blazes apparaîtront et nous envisageront un nom de groupe plus tard, mais pas forcément de suite.
(Cliquer sur l'image pour agrandir)
J: Concernant vos lives, je vous ai vu en action lors de la soirée Swatch by Grems. Il y avait déjà une bonne alchimie tous les deux et avec le reste du crew. Que ce que vous améliorez dans vos prestations ?
F: On améliore le jeu, on essaie de faire des trucs marrants et de faire kiffer le show au spectateur, pour que l'ambiance puisse être au top !!
B: Non, tu nous ne nous a pas vu en live..:) Tu nous as vu nous ramasser sur un freestyle improbable sur break ya neck :) Nous taffons de plus en plus nos lives, nos jeux de scènes et nos freestyles... Il y a encore beaucoup de taf, c'est sûr. Nous avons pas mal de lives ce mois-ci, de quoi progresser !!
J: Tu t'auto-flagelles ! ;) L'exercice était en effet périlleux (après le bon show de Grems) mais je trouve que vous vous en êtes plutôt bien sortis. Sinon, avec qui souhaiteriez-vous collaborer ?B : Je pense qu'on aimerait bien collaborer avec Cory Gunz :)))))
F : Cory Gunz aussi, faire un feat avec lui sur "Rotate Freestyle", mais aussi Disiz La Peste et Blackbool de Triptik.
J: Un dernier mot à ajouter ?B : Deephop Panel s'apprête à faire très mal au rap et à tout le reste en France !! Et en plus on est gentils !
F : Vous n'êtes pas au bout de vos surprises !! :D
J: Merci pour l'interview les gars !
Pour tous ceux qui veulent commander l'EP "Comme chez oit", il est dispo ici.
J'étais jeudi soir à la soirée de lancement de nouvelles montres Swatch designées par Grems. Vous aurez toutes les informations sur les montres ici. Musicalement parlant, j'ai encore eu le droit à du grand Grems avec toute la team (Vincent Drapo, Gero, NT4, Troubl, ...) dans une ambiance plus bordélique que son concert début janvier à l'Entrepot. Un régal ! Deux rappeurs de son crew Deep Hop , Bunk & Faktiss, ont participé à un grand freestyle. Je profite du post pour parler d'eux.
Bunk et Faktiss sont deux B-Boys de Montpellier qui rappent sur des instrus rap et house. Ils posaient sur l'EP de Night Drugs "Dans la ville" où l'on retrouve le morceau du même nom ainsi que deux remixes de Raziek et de Datboy. J'avais reçu l'EP dans ma boîte mail il y a quelques semaines donc je corrige ici mon absence de réactivité ! ;)
Vu leur univers, on comprend facilement pourquoi ils ont signés sur le label de Grems, Deep Hop Panel, sur lequel ils sortiront prochainement leur premier album. Rien de mieux qu'un remix bien énorme de "Sec ma gueule" avec Grems et Spaaz en featuring.
Non non non ... je ne suis pas spécialement friand du magazine torchon anciennement lancé par Thierry Ardisson. Je trouvais tout simplement que c'était un bon mot pour enrober les quatre liens que je vous recommande aujourd'hui. Ma revue de presse perso de la semaine m'a amené à lire (ou voir) diverses bonnes interviews d'artistes aux univers et courants musicaux totalement différents : Alice Russell, Grems, Lykke Li et André Manoukian. Je les partage avec vous !
Le bon site Soul & Funk, We Go Funk a rencontré la charmante Alice Russell au début de sa tournée française à Montpellier. Elle raconte son plaisir de jouer sur scène (et son affection pour quelques salles dont La Maroquinerie où je l'avais vu). Elle annonce également qu'elle va bientôt sortir un album de remixes de ses morceaux par des producteurs US et européens (pour fin mars) et que son nouvel album aurait une sonorité "Punky Electro".
Les auteurs du blog Jekyll & Hyde ont longuement discuté avec Grems. On y découvre un hyperactif intègre et loyal, aux multiples talentueuses casquettes (graphiste, rappeur, patron de label, graffeur, ...). L'interview est en deux parties : Dr Jekyll, où l'on perçoit un artiste complet et toujours talentueux qui bosse énormément pour être au top du graphisme et du rap et Mr Hyde, où Grems nous montre son côté obscur et son discours sans langue de bois.
La pétillante suèdoise, Lykke Li (que j'avais eu la chance de voir au Nouveau Casino) a été interviewé par le fantasque Nardwuar. On y apprend que ses parents étaient des artistes punk et on ne peut qu'apprécier la spontanéité et le charme de Lykke.
Pour finir en beauté, je vous laisse jubiler devant le ton "grande gueule" d'André Manoukian, interviewé par les équipe du Point.fr. Je ne suis pas spécialement accroc à la Nouvelle Star mais j'aime beaucoup le personnage qu'est André Manoukian. Ce jazzman est mitigé sur l'ambiance morose de l'industrie du disque. Même si le marché est en crise, il revient sur la créativité affolante des nouvelles générations qui ont digéré de nombreuses discographies d'artistes (grâce aux outils du web) et qui sont finalement inspirées par beaucoup de choses. C'est un bon point pour la création !
Grems aka Supermicro sort demain son nouvel album "Sea, sex & Grems". Fidèle au mélange de house et de rap, appelé deep kho, le nouvel opus est dans la poursuite des travaux de Grems sur "Air Max" et avec Rouge à Lèvres. Par chance, on peut déjà l'écouter sur deezer ... merci deezer !
L'année débute donc bien avec cette sortie et encore mieux avec le concert de lancement de l'album. J'apprends vendredi dernier que Grems sera présent avec son équipe du label Deep Hop pour un concert le soir-même. On se motive de la caisse de la veille et c'est parti pour l'Entrepot, salle de café-concert inconnu au bataillon mais plutôt convivial.
Set d'introduction hip hop soul jazzy avec du J Dilla et cie par KM3. Ensuite, deux grands malades appelés les Fous (Vincent Drapo et Dr Razoir) enchaînent avec un set electro comme on les aime; ça tabasse fort fort, histoire de chauffer la salle pour l'arrivée de Grems.
Le Jouage, signature de Deep Hop et membre du Klub des 7, effectue un préchauffe carré avec quelques uns de ses morceaux. Grems déboule ensuite en invitant tout le monde à se lever (l'ambiance était plutôt café-théatre justement ... très -trop?- calme).
Grems
Dès l'arrivée de Grems, la foule se rue devant lui. La proximité avec l'artiste est souvent agréable en concert et je dois dire qu'ici, j'ai été gaté. Il a réussi à chauffer une salle très froide (et sûrement mal remis du réveillon) avec ses classiques (Pute à frange, Gash, Air Max, ...), des sessions DJing de Troubl et des séances beat box avec NT4000 (nouvelle signature du label). Les nouveaux morceaux présentés, issus de "Sea, sex & Grems" furent terribles ("Sec, ma gueule", "Baltringue", ...). Reste à voir Grems et son équipe dans une plus grande salle avec plus de coriaces pour venir bouncer et pogoter sur ses morceaux.